Saint Pierre

Port antique, ô Saint-Pierre, active capitale,.
Fleur d’exotisme, au pied du Mont-Pelé, parmi
L’enchantement de la nature tropicale,
Tu gis, dans le silence, à jamais endormi !
Ville mélodieuse où chantait la cigale,
Le carnaval pimpant, mort au long de tes flots,
N’y fera plus sonner ses rapides grelots !
Dominos et pierrots, qui sillonnaient tes rues,
– Foules, aux chants lascL, pour toujours disparues –
Ont un masque aujourd’hui qu’ils ne laisseront pas !..

VICTOR DUQUESNAY

La ville de Saint Pierre est un passage obligé pour tout visiteur de la Martinique qui se respecte. Ville martyre, ville musée, ville symbole et bien plus que cela encore. Saint Pierre fascine déjà par la splendeur du site. La baie de Saint Pierre surplombée par la montagne Pelée offre un spectacle magnifique lorsqu’on vient de la mer. Mais c’est son atmosphère, baignée de vestiges, qui envoute lorsqu’on s’aventure dans les rues de l’ancienne capitale. La ville offre une plongée dans l’histoire de la Martinique coloniale, telle une Pompéi tropicale.

Située à 30 kilomètres de Fort de France, la ville de Saint Pierre est sur la côte Caraïbe au sud ouest de la montagne Pelée. Fondée en 1635 par les premiers colons français emmenés par Pierre Belain d’Estambuc, elle devient la capitale économique de l’île et le restera jusqu’en 1692. A partir de Saint Pierre, les colons s’étendent sur l’île, chassant progressivement les indiens caraïbes qui y vivaient. Son développement est intimement lié à l’industrie sucrière, alors en plein essor, puis le commerce des esclaves. Au plus fort de sa prospérité, le port de Saint Pierre est un véritable carrefour commercial du nouveau monde, les bateaux marchands du monde entier viennent y décharger leurs marchandises avant d’en embarquer les produits locaux qui font la fortune de l’Europe.

Surnommée le « Petit Paris », le « Paris des îles », la « perle des Antilles » ou encore la « Venise tropicale« , Saint Pierre rayonne sur toutes les Antilles dont elle devient la capitale économique et culturelle. Le niveau de développement était équivalent et parfois supérieur aux standards en vigueur en Europe.

Le 8 mai 1902, le volcan de la montagne Pelée qui montrait des signes d’activités entre en éruption. Une nuée ardente rase la ville en quelques secondes et tue la totalité de ses 26 000 habitants, sauf un prisonnier, nommé Louis Auguste Cyparis, protégé par les murs épais de sa cellule. Sérieusement brulé mais encore vivant, ce sont ses gémissements qui alerteront les secours. Risquant la peine de mort pour meurtre, il fut gracié et rejoignit le cirque « Barnum & Bailey’s » et traversa l’Amérique en racontant l’éruption. Il devint célèbre comme « l’homme qui a survécu au jugement dernier ». Sa cellule est encore debout et visible.

Après la catastrophe, la ville resta en cendres pendant plusieurs décennies avant d’être progressivement reconstruite. Aujourd’hui, Saint Pierre est classée « ville d’art et d’histoire » au patrimoine mondial de l’Unesco.

Aujourd’hui encore de nombreux vestiges ont été exhumés par les archéologues, y compris de nombreux bâtiments coloniaux qui apportent un témoignage de la vie à l’époque, (ruines du théâtre, maison de la bourse, l’église du fort, la maison coloniale de santé…). A noter qu’un petit train touristique propose une visite guidée des ruines. Dans le même registre, il est possible de faire de la plongée sous marine dans la baie pour admirer les épaves qui y gisent et qui sont elles aussi classées.

Le musée historique de Saint Pierre vous permet de découvrir la ville telle qu’elle était avant l’éruption meurtrière. A voir aussi, le musée volcanologique Franck Perret, du nom d’un volcanologue américain qui fut crée en 1933.

Office du Tourisme de Saint Pierre
Rue Victor Hugo
Tél/Fax : Tél : 05 96 78 34 05

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